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"La social-démocratie est le nom que l'on donne au capitalisme en Europe" (John Kenneth Galbraith)

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Vendredi 23 mai 2008

Les bons économistes ça n'existe pas.

A la limite, s'ils avaient donné un avertissement liminaire : "mes explications ne sont pertinentes que dans le cadre du système capitaliste, et celui-ci ne cesse de voir son champ axiomatique s'étendre, ce qui fait que j'ai de moins en moins de choses à vous expliquer. Et encore je n'ai pas vraiment le droit de vous donner un avis personnel : il y a des interprétations qui sont autorisées et d'autres qui ne le sont pas.", nous aurions pu dire de certains d'entre eux que, dans la cage dans laquelle ils sont autorisés à penser, ils ne se débrouillaient pas trop mal.

Mais ils n'ont jamais donné cet avertissement. Il faut donc en déduire que tout ce qu'ils disent est leur croyance profonde. Et comme, de quelque bord qu'ils soient, ils croient beaucoup de choses identiques, que cette croyance les relie. Ils sont les prêtres de la religion économie, de son sauveur nommé marché et de son Saint-Esprit le capital.

L'économie est la plus importante religion qui ait existé en termes de fidèles. Là où les anciennes religions se sont battues pour leurs parts de marché, l'économie est devenue une religion mondiale unique. Elle a ses simples prêtres que sont les économistes, son haut clergé que sont les capitaines d'industrie, son inquisition avec les journalistes, ses croisés que sont les politiques, et son énorme masse de fidèles à laquelle nous appartenons tous.

Dans tous les pays du monde, l'économie est religion d'Etat. Même si la démocratie est proclamée dans la constitution et que les représentants du peuple sont élus, les candidatures aux élections doivent être validées par le conseil suprême des ayatollah, qui invalide impitoyablement les candidatures jugées insuffisamment conformes à la pensée économique.

Même si officiellement, les candidats sont issus de nombreux partis politiques, ils sont tous inféodés au parti unique: le parti capitaliste. Bien sûr, le capitalisme est une religion vivante, et il n'est pas rare de voir les prêtres se lancer dans des discussions savantes sur des points de doctrine. Aussi il existe de nombreux courants au sein du parti capitaliste. A ce qu'on a coutume de désigner comme étant l' "extrême-droite", se rangent les défenseurs d'un capitalisme familial, à forte identité de terroir, encore imprégnés de l'ancienne religion. A gauche, les prêtres capitalistes de tendance libérale (c'est-à-dire en réalité étatiste) sont inspirés par ce qu'on pourrait appeler la théologie de la libération. Il s'agit d'un courant idéaliste qui souhaite un capitalisme plus égalitaire et préoccupé du sort des pauvres. On les appelle parfois aussi sociaux-démocrates. Les sociaux-démocrates les plus connus en France sont Olivier Besancenot, José Bové et Marie-Georges Buffet.

Certains capitalistes se sont avisés qu'il était sans doute nécessaire d'adapter le dogme capitaliste pour faire face aux problématiques environnementales. Ils se nomment écologistes, mais on les connaît souvent mieux sous le sobriquet des "Verts".

Le courant majoritaire du parti capitaliste est le courant ultra-conservateur. Ces ultra-conservateurs proposent une voie totalitaire : tout doit passer par le marché, meilleur mécanisme pour allouer les ressources, fabriquer les biens et les distribuer. Ils cherchent à éliminer les représentants des courants minoritaires comme la social-démocratie. Les ultra-conservateurs français les plus représentatifs sont Bertrand Delanoë, ou encore Manuel Valls.

par Didier publié dans : Economie communauté : Communauté de l'opposition recommander
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Mardi 20 mai 2008

Je veux rappeler ici ce qui sépare l'école de la sortie de l'économie du courant capitaliste environnementaliste et surtout de l'écosociétalisme.

1) Le consumérisme à coloration écologiste est majoritaire chez les Verts, puisque souvent ceux-ci se défendent de s'opposer au capitalisme, assurent qu'ils savent que la croissance est nécessaire, mais qu'il faudrait tenir compte des tendances antisociales et antienvironnementales du capitalisme, et les corriger pour obtenir un développement plus durable. Il existe aussi une prise de conscience écologique de cet ordre au Parti socialiste, à l'UMP et même dans certains courants du patronat. En général, il existe une pensée magique non verbalisée derrière cette opinion, qui suggère que le capitalisme est par nature capable de surmonter ses tendances entropiques, en trouvant des solutions à la fois suffisamment puissantes pour résoudre les problématiques environnementales, et toujours avant qu'il ne soit trop tard. Chez les Verts on suggérera que les solutions relèvent des politiques publiques. Au MEDEF, on préférera des solutions fondées sur le marché.

La sortie de l'économie ne relève pas d'une contrainte extérieure qui rendrait la décroissance indispensable, mais surtout d'une conviction que l'économie capitaliste est mal fondée en théorie (cf le Manuel d'anti-économie), vise à légitimer des principes de hiérarchie et de domination où certains profitent et d'autres sont esclaves, et aliène l'individu car elle ne propose comme perspective spirituelle que la consommation dans un monde individualiste.

2) D'autres groupes proposent de se dégager de la valeur travail au sens sociologique et des aspects aliénants du capitalisme, comme le mouvement Utopia. Ils rejettent formellement le capitalisme, mais manquent d'une pensée économique alternative pour en sortir réellement. Aussi leurs propositions relèvent de la gauche keynésienne traditionnelle, à la fois étatistes et social-démocrates, comme les impôts ou le revenu universel.

Ils formulent une critique de l'économie académique, mais qui cherche à corriger ce qu'elle ne prendrait pas en compte tout en reconnaissant son bien-fondé indiscutable. Une commission a ainsi été créée par le gouvernement pour redéfinir le concept de croissance. Des propositions ont été émises, comme pondérer le Produit intérieur brut avec des coefficients pénalisant les externalités négatives, ou encore faire cohabiter le Produit intérieur brut avec des Indices de développement humain. Le premier représenterait l'aspect économique du développement, les seconds l'aspect social.
Ils ne voient pas que si le PIB est en contradiction flagrante avec les IDH, il ne reflète pas un aspect du développement qui serait économique : il ne reflète rien du tout.

3) Le courant écosociétaliste reprend des points de vue écologistes favorables à l'idée de décroissance. Il critique aussi le contenu du PIB. Il y ajoute deux éléments intéressants. Le premier est la dénonciation du fait de confier la création monétaire aux banques privées, sans laisser aucun pouvoir à l'Etat et à ces citoyens. Le second est la perception que les biens dans les pays occidentaux existent en abondance, et que le capitalisme se maintient en feignant la pénurie.

Ce qui est difficile à comprendre, c'est que toutes les conséquences ne sont pas tirées de ces observations judicieuses.

Puisqu'il est connu que la monnaie est créée dans les banques par un mécanisme différent de la production de biens et services, et que justement cette irréductibilité d'un des mécanismes à l'autre crée des déséquilibres et une pénurie de monnaie, pourquoi continuer à reconnaître des concepts comme le PIB, les impôts, la croissance, qui justement supposent que ces deux mécanismes de création de biens et de création de monnaie sont réductibles l'un à l'autre ?

Puisqu'il est reconnu que nous vivons dans un monde d'abondance et que le capitalisme ne peut fonctionner sans la pénurie, pourquoi vouloir à tout prix reconstruire une comptabilité et une monnaie alternative ? La monnaie quelle qu'elle soit est un outil pour créer la pénurie et une hiérarchie de capacités à consommer. Toute comptabilité se justifie par la pénurie et le besoin de quantifier ce qui nous manque.

4) La sortie de l'économie se distingue par la prise de conscience que la valeur commune attribuée aux biens à travers le prix est une convention arbitraire. Un autre de ses principes actuels est le rejet de la délégation des décisions (par l'élection) et de la production (par la division du travail), qui fait perdre à l'homme son autonomie.

Voici une mise en parallèle éclairante de la sortie de l'économie avec l'écologie, écrite par Denis et postée sur
www.decroissance.info :

"Aussi c'est la critique de la technoscience, des techniques industrielles, qui a permis quoique marginalement de développer une version non écologiste de la décroissance. Cela peut conduire à refuser les éoliennes industrielles par exemple, même si leur bilan carbone est bon, parce qu'il s'agit d'un appareillage qui maintiendra les personnes dans la dépendance."

On peut ajouter que déléguer à 1 % de paysans la responsabilité de produire l'alimentation de tous nous met à la merci de quelqu'un qui décide : "Tu ne manges pas !"
Pour souligner les différences d'approche, il est significatif que lors d'un débat du mouvement Utopia autour du concept de fraternité, les présents ont souligné que la fraternité de voisinage pouvait être un prétexte pour désengager l'Etat des politiques sociales. Ce n'est pas faux bien sûr, mais est-ce que les politiques sociales ne servent pas à faire approuver l'ensemble du système par les personnes qui en bénéficient ?

On y joindra une très pertinente remarque de Clément Homs, sur le fait que disjoindre le besoin et l'action par la division du travail est ce qui a permis la perte de contrôle et d'intérêt pour les externalités négatives de la production :

"On peut penser que si les pollutions et les dégradations sont possibles, c'est parce que le plus souvent elles ne sont pas le fruit d'une décision personnelle, mais plutôt d’une médiation totale qui a brisé historiquement le rapport direct entre l’action individuelle (et socialisée dans un groupe de vie) et son besoin (sans ramener « le » besoin à une substance universelle incompressible). Cette méditation s'est mise entre notre activité et notre besoin, et a transformé complètement les deux éléments qu'elle relie. Cette médiation entre notre action et son besoin, qui sépare notre action de notre besoin, c’est l’économie."

La solution qui est proposée est de récupérer son autonomie en s'organisant en petits groupes autosuffisants. Mais ce n'est pas une chose facile. D'abord parce qu'il y a des gens très isolés qui ne sont pas en situation d'intégrer de tels groupes. Ensuite parce qu'il arrive souvent que les gens avec qui l'on s'associe nous déçoivent. Les expériences collectivistes à petite échelle ne sont pas nouvelles et révèlent souvent notre incapacité à sortir des relations de subordination et de notre individualisme. Enfin parce que dans les groupes trop petits, être autonome peut demander des efforts considérables, qui font resurgir l'aliénation au travail, et l'absence de temps pour les loisirs et la connaissance.

Je suggère que l'autonomie complète de chacun n'est pas possible. Il faut faire confiance à d'autres pour nous décharger du poids de certaines activités. C'est ce qui a été proposé par certains philosophes autour des notions de société et de contrat social. Nous nous retrouvons à osciller en permanence entre désir d'autonomie trop lourd à assumer, et désir de délégation à d'autres qui finissent par trahir notre confiance en agissant contre nos intérêts.

Pour sortir de ce dilemme, une transformation individuelle et collective des consciences est indispensable, pour que nous puissions nous faire confiance les uns les autres.

D'ici là, restons vigilants.

par Didier publié dans : Economie communauté : Freemen recommander
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Dimanche 20 janvier 2008
Les deux  piliers de l'inégalitarisme contemporain sont la publicité et l'argent.

Cela vient du fait que la société occidentale est une société d'abondance. Que les sociétés du passé aient toujours été des sociétés de pénurie est discutable, car on tend à juger la richesse de ces sociétés en fonction de la présence ou l'absence de ce que l'on connaît. Un vaisseau interstellaire nous semblerait inutile. Une automobile nous semble indispensable à une société que l'on considérerait comme riche.

Par "société d'abondance", il faut entendre une potentialité, car l'abondance n'est pas non plus partagée par tous dans les sociétés capitalistes. L'industrie du 19ème siècle anglais fait moins de cas de ses ouvriers que les sociétés féodales de leurs serfs, et les pays colonisés n'ont pas vraiment vu la couleur de "l'amélioration du niveau de vie".

Au moins les monarques du passé se contentaient-ils d'assurer à leur peuple la satisfaction de ces besoins fondamentaux ou de perpétuer les hiérarchies, selon leur inclination. Le capitalisme, lui, ment, lorsqu'il prétend élever sans cesse le "niveau de vie" de chacun.

Les sociétés d'abondance doivent en effet faire face à un problème, qui prend pour le capitalisme la forme d'une contradiction idéologique : comment maintenir la domination sociale si les besoins matériels fondamentaux sont remplis pour tout le monde ? Les pauvres ont une fâcheuse tendance à se contenter de cela et d'être heureux ainsi. Du point de vue du riche qui découvre cela, c'est assez dérangeant. Comment  jouir de ses possessions supérieures si les pauvres ne souffrent pas d'avoir moins ?

Le capitalisme promet que tous pourront consommer plus, tout en promettant aux plus entreprenants qu'ils pourront consommer encore plus que les autres.

Il faut donc susciter le besoin, le satisfaire en partie, mais le laisser en partie insatisfait pour assurer aux riches qu'ils jouiront plus que les autres. Pour susciter le besoin, il y a la publicité. Pour empêcher qu'il soit satisfait, comme les biens sont abondants, il faut créer une pénurie artificielle, qui est celle du pouvoir d'achat.

Il est probable que les règles de l'économie existent sous cette forme pour assurer ce gradient de richesses, et la certitude pour les riches que les pauvres sont frustrés de ne pas être riches.

par Didier publié dans : Economie communauté : PARLONS FRANCHEMENT recommander
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Lundi 17 décembre 2007
Il y a tout de même des motifs de satisfaction dans ce monde. Certains se souviendront de la connaissance aiguë de l'économie et de la psychologie des masses que manifestaient les flics russes du début du 20ème siècle, cent coudées au dessus d'un vulgaire membre du BN du Parti socialiste.

Nous nous trouvons également des affinités avec les extra-terrestres cassiopéens de 6ème densité lorsqu'ils affirment ceci (les ET sont les A (réponses))

Source : www.sott.net

A: This is a long and complicated subject, but we will do our best to explain it. What you were seeing was one possible future. The economy of our 3rd density world is entirely manufactured.

[Economie et archimagie : c'est bien ce que j'écris depuis si longtemps. L'économie est entièrement artificielle. Même celle qui se base sur l'or, pour les totémistes indécrottables.]

The forces that control it are both 3rd density and
4th density. There are conflicting opinions in the 3rd density sector right now as to when, where, and how to institute an economic depression. This has been "in the works" for quite some "time" as you measure it. So far, the forces arguing
against institution of a collapse have prevailed. How long this condition will be maintained is open to many outcomes.

[Economie et archimagie : Ca ça me gêne plus. Je pense que pour obtenir un krach économique, la seule possibilité est de convaincre l'opinion qu'il va y en avoir un. C'est cependant toujours une possibilité.]

Also, please be aware that the state of the economy is entirely an illusion. In other words, the world economy performs solely based upon what the population is told to believe.

[Economie et archimagie : Ouf ! J'ai eu peur un moment que les ET donnent raison aux catastrophistes de l'école du chateau de cartes comme LaRouche ou Franck Bianchieri du LEAP. Mais c'est bien moi qu'ils préfèrent !]

Q: (L) Well, that is all fine and good except for one fact that I have been observing lately, and that is that prices continue to go up, and wages for the average person do not. I watch prices, and they have been jumping in a very erratic and frightening way. I know for a fact that people simply cannot afford to live. A large segment of the population cannot, that
is.
A: Nobody who obeys the "rules" can afford to "live," but if you refuse to play the game as you are told to, you will do quite well, indeed.

[Economie et archimagie : ce n'est pas très précis. Il n'est pas évident pour moi qu'il suffise de refuser de jouer le jeu pour vivre assez bien. Un SDF l'est-il parce qu'il accepte de jouer le jeu ? Quoi qu'il en soit, les Cassiopéens apprécient la "décroissance" et la sortie de l'économie.]

Q: (L) Okay. What do you mean by not playing by the rules? What rules?
A: The best way for us to answer that is for you to think out loud, and wait for our responses.
Q: (S) Rule one would be working at a regular job, 9 to 5, or 40 hours, whichever, and saving all your money and putting it in the bank.
A: Wait, one at a time.
Q: (L) Okay. The first one is that you have to have a "regular job."
A: "Trap" number one!
Q: (S) Rule number two is that you have to save your money.
A: You save your money by multiplying it, not storing it.
Q: (L) Are you saying that putting it in a bank is "storing" it?
A: Yes.
Q: (L) Are you saying that money is only "saved" if it is multiplied?
A: Yes. When you store it in the bank, you are helping the Brotherhood AKA Illuminati AKA Antichrist multiply it for itself, all you get is the "crumbs" left over. And, the Antichrist can "call it in" anytime it wants to!


[Economie et archimagie : ce que je comprends de cela, c'est qu'on nourrit l'égrégore économique aussi longtemps qu'on a un compte en banque et que le salaire que l'on nous paye finit dessus. Je pense qu'il n'y a guère de moyens d'y échapper, aussi loin dans la jungle irait-on se planquer. Les Cassiopéens, dans d'autres passages, nous enlèvent aussi nos illusions sur ce point.]

Que retenir de cela ? Ce  message prouve à lui seul l'existence des ET, car aucun humain de caractère farceur, et surtout pas Christophe Barbier, ne serait capable d'un commentaire économique aussi globalement pertinent. Hormis moi et quelques autres, et je peux vous assurer que la prestidigitation ne fait pas partie de mes hobbies. Ceci prouve également bien entendu leur supériorité.

Il s'agit donc bien d'une satisfaction que les éminences de l'espace confirment l'essentiel de mon point de vue, et en même temps d'une déception, car ils ne citent jamais mon blog.
par Didier publié dans : Economie communauté : FLEUR DE LOTUS recommander
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