Samedi 21 novembre 2009
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Un sage tibétain a demandé : "Qu'est-ce qui remue ? Le vent ou le drapeau ?"
La phénoménologie husserlienne ne distingue pas entre le sujet observant et l'objet observé. Elle ne décrit que leur interaction.
Abellio a appelé "structure absolue" ce rapport bijectif entre deux sujets-objets. Pour le rapport spécial qu'entretiennent le
monde des idées et le monde réel, il a proposé l'exemple suivant. Un parallélépipède réel permet de remonter à la notion
de parallélépipède, et à partir de la notion de parallélépipède on peut désigner des parallélépipèdes dans le monde réel. La structure absolue reprend une antienne mystique, selon laquelle ce qui
est en haut est comme ce qui est en bas.
Nous prenons pour des qualités propres à l'individu ce qui est le résultat d'une interaction. Ainsi aucun individu ne possède de
charisme, mais on peut constater que les humains sont attirés par lui. De multiples exemples triviaux pourraient venir étayer ce propos. On dit couramment que nous sommes tous le con de quelqu'un
d'autre.
Pour revenir au rapport entre sujet et objet, une conscience est nécessairement la conscience de quelque chose, et une chose n'existe
que si une conscience l'observe. Mais en ce cas qu'est-ce qui surgit en premier : la conscience ou son objet ? Le dilemme de
l'oeuf et de la poule s'élargit à d'innombrables couples.
Ne peut-on penser qu'ils existent simultanément ? Et si aucun n'était le premier, alors ils n'ont jamais surgi mais existent hors du
temps. Le sujet et l'objet ne sont que les manifestations de leur interaction, qui est leur nature commune. Le temps ne serait
qu'une composante propre à la perception de cette interaction par le sujet.
Il faut avoir la foi pour que se produisent les miracles, et il faut des miracles pour produire la foi, mais la foi et les miracles
existent.
Par Didier
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Publié dans : Esotérisme
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