Ceci observé, on peut supposer qu'il ne s'agit probablement pas du seul mensonge inculqué à l'humanité sur sa condition. D'autres disciplines sont certainement touchées, comme l'Histoire, la physique, la biologie.
J'aime bien en général le blog et les ouvrages de Sébatien Fontenelle, journaliste libertaire contempteur des "penseurs couchés" et des journalistes aux ordres. Mais Sébastien n'échappe pas à la déformation professionnelle : il semble penser que le débat médiatique qu'il commente tous les jours traite de ce qui est important. Ainsi, seules des interprétations fallacieuses et des occultations partielles peuvent être le fait des journaux. Les faits bruts sont connaissables au chercheur honnête et il se charge de nous en donner une interprétation plus juste.
La révélation de l'inexistence d' "armes de destruction massive" en Irak produit parfois des raisonnements étonnants. Pour certains, si la vérité a fini par triompher, c'est qu'elle finit toujours par s'imposer d'une manière ou d'une autre, le complot ne pouvant pas être tenu secret. Je pense tout le contraire.
Ce ne sont pas les journalistes - et surtout pas les journalistes français - qui ont imposé l'idée que ces ADM n'existaient probablement pas. Ce sont des militaires américains et des internautes. En général, les militaires ne disent rien. Il est probable que la résurgence de la vérité concernant ces ADM occulte tous les autres mensonges qui n'ont pas été dévoilés.
A l'opposé du journaliste, on trouve des idées assez radicales. Un mathématicien russe du nom de Fomenko suggère, statistiques à l'appui, que le Moyen-Age est une pure création littéraire. Le journaliste pense instinctivement que Fomenko dit des conneries. Mais si le mensonge et la dissimulation sont si fréquents dans les journaux aujourd'hui, dans les familles et les couples, pourquoi n'en serait-il pas de même pour un passé dont nous avons infiniment moins de preuves directes ?
Bien avant l'économie sévissaient déjà les religions. A qui ne connaîtrait pas l'Histoire de la Terre, leur sort semblerait assez facile à régler. Brigitte Bardot nous a assez dénoncé l'horreur des conditions dans lesquelles on égorgeait les moutons le jour de l'Aït-el-Kebir. Ce qui est bien plus choquant, c'est que l'Aït commémore un sacrifice humain, avorté certes, celui d'Isaac par Abraham. Mais il y a aussi des sacrifices humains réels dans la Bible comme celui, très explicite, de la fille de Jephté le Galaadite.
Les trois religions monothéistes s'appuient donc sur des pratiques de magie noire (mais alors très noire). Le livre d'Enoch identifie d'ailleurs clairement Yahwé à Satan.
Les religions pratiquent le déni sur cet apologie du sacrifice humain qu'on trouve dans les textes bibliques. C'est au moins une bonne chose car cela veut dire qu'il n'a apparemment plus cours. En revanche, le contenu général des religions actuelles reste de la même eau : un pacte/alliance, un renoncement au libre arbitre, l'acceptation d'une loi/sujétion à l'entité contre la promesse de récompenses matérielles (sur Terre chez les Juifs, au ciel pour les autres), des rituels sacrificiels (symboliques chez les chrétiens, réels chez les musulmans, les Juifs ou dans le vaudou).
Il y eut une époque où l'Eglise catholique n'appréciait pas tellement l'argent. Le protestantisme a balayé cela en décrétant, comme les Juifs, que celui qui avait de l'argent en avait parce qu'il avait complu à Dieu, et qu'en conséquence les riches étaient les meilleurs des hommes. Les musulmans refusaient traditionnellement l'intérêt, mais il semble que la tendance soit à l'acceptation d'un taux d'intérêt "raisonnable".
L'effervescence messianique actuelle complète le tableau. Elle n'est pas réellement perceptible en France où les phénomènes religieux ne sont pas décrits pour ce qu'ils sont, mais pour des données sociologiques ou géopolitiques. On insiste beaucoup en France sur la dimension "laïque" du sionisme. On feint de croire que le judaïsme traditionnel n'a aucun intérêt pour le sionisme, alors qu'il y a des interprétations divergentes. L'hérésie sabbatéenne au 16ème siècle était sioniste, et le livre de Jérémie fonde clairement cette idéologie. C'est de manière fortuite si le choix "laïc" de regrouper les Juifs suite aux persécutions dont ils furent l'objet, et de les regrouper plutôt en Palestine qu'en Ouganda, à Madagascar ou en Russie, rejoint les prescriptions bibliques.
Ce discours est surtout un discours français, car les sociétés anglo-saxonnes ne perçoivent pas bien ce qu'est la "laïcité" et alimentent les descriptions religieuses du monde. Les groupes évangélistes américains ignorent totalement les causes géopolitiques évoquées en France et les remplacent par la confirmation de leurs visions eschatologiques. Chacune des trois religions annonce l'arrivée prochaine de son Messie. Les Juifs ont souvent dit que c'était imminent, mais le retour pour demain matin de Jésus et de l'imam caché, à l'exception des prêcheurs fous et du passage de l'an mil, sont des phénomènes essentiellement contemporains.
A la limite, on s'en ficherait un peu si tout cela n'avait pas d'incidence sur la vie du reste de l'humanité. Le problème, c'est que chacun des messies annoncés est censé péter la gueule aux incroyants de la vraie religion.
Les rationalistes, qui sont en général tout aussi bornés dans leurs perceptions du monde, disent que la religion est l'opium du peuple. C'est plus que cela : la religion, c'est la magie noire.
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