Lundi 22 février 2010 1 22 /02 /2010 17:38

Avec le temps, on commence à avoir l'habitude de discuter spiritualité avec des gens rencontrés à droite et à gauche. Très souvent, on se retrouve face aux mêmes différences de compréhension, qui reviennent comme des marronniers. Pour ceux qui comprennent bien, il sera tout de même utile de les reconnaître rapidement pour éviter le dialogue de sourds.


1) Tout est un et un est tout. Il y a unité dans la dualité et dualité dans l'unité.

Il n'y a qu'une seule conscience globale, et nous en sommes la manifestation en interrelation les uns avec les autres. Nous sommes un et nous sommes légion.

 

Certains ne voient que l'unité. Ils rêvent qu'ils ne sont plus des individualités humaines séparées et en conflit.

Notre propre existence est séparée et nous ne pouvons pas faire autrement. Nous devons avoir conscience que nous avons chuté et ne pas faire comme si nous avions déjà quitté la Terre. L'autre est un autre moi-même veut dire : un autre moi-même séparé des autres.

 

D'autres ne voient que la dualité. Devant l'égoïsme du monde, ils en déduisent qu'ils doivent imiter ce qu'ils voient pour être conformes à la nature du monde, et non à leur propre nature. Ils disent "c'est chacun pour soi", confondent le libéralisme du plan terrestre et le libre-arbitre du plan spirituel.


2) Certains confondent l'ego et l'intellect.

On en a déjà parlé ici :http://www.ecotheurgie.com/article-de-la-spiritualite-commune-39624665.html


Est-ce parce qu'ils se sentent bêtes ? Quand ils lisent un texte qu'ils ne comprennent pas, ils jugent l'auteur "trop dans le mental" et balancent un lieu commun : "Nous sommes un" ou "nous sommes tous idiots" ou "tu devrais faire confiance au coeur".

Souvent c'est le cas pourtant : l'auteur ne modère pas son cerveau gauche / mental. C'est la malédiction du langage : même le maître est obligé de l'utiliser pour enseigner.


3) D'où une autre erreur. Le péquin ne faisant pas la différence entre le maître et le fou, dit au maître qu'il est un fou, qu'il n'est pas aussi évolué qu'il croit, etc. Parfois le fou est même pris pour le maître.

4) On dit parfois que nous créons notre propre réalité par nos croyances. Mais si je suis persuadé que je suis un oiseau, je peux bien sauter du 10ème étage, je m'écrase au sol.

La biologie des croyances nous enseigne que toutes les réactions de notre corps viennent de nos croyances. Mais on a beau croire que l'anesthésique utilisé au bloc ne marche pas (les médicaments ne marchent pas il paraît), tout le monde plonge en deux secondes.


C'est vrai, nous co-créons notre propre réalité. Mais il y a une différence entre l'affirmation positive et le déni.

Peut-être que nous nous écrasons au sol en sautant du 10ème étage parce que nous pensons que nous allons nous écraser. Mais si 6 milliards de gens pensent que je vais m'écraser, ma conviction du contraire ne pourra pas vaincre l'égrégore.


Dans co-créateur il y a "co". Ceci suggère une interaction, et celle-ci a lieu entre le phénomène et les individus pensants. Sont-ce les malheurs de ma vie qui me rendent malheureux, ou mon état mental qui se reflète dans mes expériences ? C'est une question indécidable,. Chacun des pôles, mes accidents de vie et mon état mental, est à la fois cause et conséquence, sans flèche du temps, et on ne saurait dire si ce sont mes accidents ou mon état mental qui viennent en premier, comme l'oeuf et la poule. (C'est d'ailleurs LA solution à cette question philosophique complexe que celle de l'oeuf et la poule. Qui eût cru que ce serait moi qui trouverait ;)).

 

On pourrait penser que c'est l'état émotionnel qui a la main, mais ce serait méconnaître la nature du monde. Nous ne sommes pas seuls responsables de nos ennuis. D'une part, le monde ne va pas être peuplé que d'individus délicieux et sans malice du seul fait de notre volonté, et il n'y a aucune raison qu'ils décident de nous laisser tranquilles par respect pour notre bonne humeur. D'autre part, peut-on observer que les méchantes personnes souffrent et échouent régulièrement dans leurs entreprises ? Les dirigeants de ce monde sont-ils bons et désintéressés ?
Enfin, le côté obscur ne fait pas que s'acharner sur des âmes déjà torturées. Il adore convertir. Ceci fait que certes, nous choisissons notre vie, mais
il faut dire qu'on nous l'a fortement suggérée.

 

En revanche, il est probable que dans ce couple que forme mon état mental et mes accidents de vie, ce ne sont pas mes accidents qui vont disparaître les premiers, mais bien moi qui doit changer de regard sur le monde pour en faire différemment l'expérience.

 

Si vous pensez que vous créez votre propre réalité et qu'il vous arrive encore des bricoles, voilà en tout cas de quoi vous déculpabiliser de pas réussir. Il y a des gens très bien qu'on aurait pourtant crucifiés.

Par Didier - Publié dans : Esotérisme - Communauté : FLEUR DE LOTUS - Recommander
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Lundi 22 février 2010 1 22 /02 /2010 15:12
L'absence de preuves indiscutables de ce qu'on avance en matière de spiritualité invite certains à préférer l'agnosticisme. Ceux-là sont à un certain égard bloqués. Mais si nous assumons le fait d'avoir des croyances, par quels moyens pouvons-nous distinguer l'enseignement juste des falsifications ?
Tout d'abord on observera que les domaines dans lesquels on pense avoir des arguments vraiment solides ne sont pas si différents du domaine des croyances spirituelles.
Ce qui pour nous est un fait indiscutable sera contesté par un autre. Ce qui pour nous est une conclusion logique sera invisible pour un autre.

Dans les années 50, Leon Festinger a proposé pour expliquer cela la théorie de la dissonance cognitive, en observant les réactions d'un groupe de croyants à l'échec d'une prophétie. Il écrit ceci : "Un homme avec une conviction est un homme difficile à changer. Dites lui que vous n'êtes pas d'accord et il se détourne de vous. Montrez lui des faits ou des chiffres, il questionne vos sources. Appelez à la logique, et il échoue à voir votre conclusion."

Plus encore, la science avance souvent grâce à de géniales intuitions AVANT qu'une quelconque expérience valide la théorie. Einstein ne disposait pas d'expériences pour prouver la théorie de la relativité générale. A l'inverse, beaucoup de travaux scientifiques sont truffés de pseudo-faits et de raisonnements spécieux.

C'est ainsi que l'intuition, les faits et le raisonnement concourent tous les trois à une même vision de la réalité. L'esprit n'est rien sans le coeur pour l'encourager, ni le coeur sans l'esprit pour le soutenir.
L'opposition qu'on fait parfois entre les sensitifs et les "cartésiens" est superficielle. Le véritable clivage se situe entre ceux qui ont les bonnes intuitions, voient de véritables faits et font des raisonnements corrects, et ceux chez qui tout cela est frelaté.

Pour tous les humains, qu'ils soient scientifiques ou newagers, qu'ils soient sur la voie juste ou sur un chemin de tromperie, tout ce qu'ils pensent est vrai. C'est même un truisme.
Et pourtant nous ne sommes pas d'accord entre nous. Et il est en général impossible de convaincre quelqu'un qui est d'une opinion contraire, quelque argument qu'on lui propose.
Car ceux qui se trompent ont toujours à disposition le raisonnement, les preuves et l'intuition qui valident leur erreur.

Mais de ce qui précède, on est obligé de conclure qu'aucun argument ne permet de valider nos convictions pour nous-mêmes.
Il n'y a donc que la foi qui nous permette de choisir. La foi des uns les trompera. Et la foi des autres sera infaillible.
Car nous sommes conformes à notre nature. Nous pensons et faisons conformément à cette nature. Et tout ce qui arrive dans ce monde arrive naturellement. On ne doit pas penser que nos sens nous trompent comme le prétend Descartes, car nous n'avons pas d'autre choix que d'avoir foi en nous.
La nature des uns est d'être trompés. La nature des autres est de trouver la vérité.

Il s'ensuit qu'on n'apprend jamais rien de réellement nouveau. Ce que l'on est en mesure de comprendre est conforme à notre nature. L'enseignement ne fait que révéler ce que l'on sait au fond de soi, et à le fixer par le langage.

Il est donc illusoire de penser faire voir quelqu'un qui ne voit pas. Et "Que celui qui a des oreilles entende".
Il est donc également illusoire de penser pouvoir changer le monde, qui est et demeure conforme à sa nature.
Le Tiqqun - qui veut "réparer le monde" - ne sera lui-même qu'une manifestation du monde conforme à sa nature. Le progressisme de droite comme de gauche est de même nature.

A gauche, on prétend à l' "égalité". C'est le terme qui révèle une révolte contre le monde, dans lequel toutes les différences peuvent être définies comme des injustices qu'il faudrait réparer. Cela peut être fait concrètement, ou encore par le langage : les différences seraient superficielles, tous les hommes seraient identiques. Une seule race humaine. Pas de mauvaises personnes. Pas de gens moins intelligents, mais des gens à l'intelligence différente.
On pense s'engager pour une bonne cause, mais tout le monde a des causes contradictoires à défendre. L'aboutissement ultime de cela ne peut être que la disparition complète du monde.

D'un côté, on veut conformer le monde à sa propre image à travers des valeurs que l'on décrète universelles. Mais en même temps, on veut être à l'image du monde, et on envie la nature de son prochain. J'ai moi-même été révolté contre le monde, qui n'était pas conforme à mes attentes, parce qu'il n'était pas comme moi, et j'ai voulu qu'il soit comme moi, et j'ai voulu être comme lui. Et j'ai voulu faire de ma vie une oeuvre d'art conforme à mes désirs.

Mais l'homme est bel et bien à l'image de Dieu, conforme à sa nature.
Par Didier - Publié dans : Esotérisme - Communauté : FLEUR DE LOTUS - Recommander
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Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /2010 12:14

La comptabilité analytique permet de découper les coûts et recettes d'une entreprise par activités, afin de lui permettre de mieux cerner ses forces et faiblesses.

En pratique, on fixe aussi des indicateurs aux différents secteurs de l'entreprise et des objectifs à atteindre pour ceux-ci.
Ainsi, les services cliniques d'un hôpital se voient assigner des objectifs en termes d'occupation des lits, par exemple 95 % de lits occupés.
Les gestionnaires de salles de réunion ont des objectifs similaires d'occupation des salles.
Ainsi le directeur de l'hôpital a l'impression de ne pas dépenser de l'argent en maintenance ou en nettoyage pour des salles ou des lits inoccupés.

La comptabilité analytique est la déclinaison interne de l'idéologie de la main invisible du marché. C'est le rêve que l'on peut mieux fonctionner ensemble en poursuivant des objectifs différents. En réalité, on peut tout à fait appliquer le dilemme du prisonnier de Nash : les stratégies non coopératives sont toujours sous-efficaces.

Ainsi, il devient impossible de trouver une salle de réunion au pied levé. Cela diminue grandement la réactivité des services utilisateurs, obligés de programmer leur activité des mois à l'avance.
De même, les services d'urgence se trouvent incapables de trouver des lits d'aval pour les patients qui nécessitent une hospitalisation. Parfois, ils sont obligés de les renvoyer chez eux.

Tout cela pour rien. Les contrats d'entretien coûtent exactement le même prix que l'on occupe ou pas les lits. Plus : les contrats d'entretien ne sont pas toujours fonction du nombre de lits. Ainsi en supposant que le coût de l'entretien par lit soit (chiffre au hasard) de 5 euros par lit pour 100 lits, vous avez une facture de 500 euros. Si s'avisant que 90% seulement des lits sont occupés, le directeur décide de fermer 10 lits. Le contractant continue de facturer 500 euros. Seul résultat : le coût par lit passe à 5,56 euros. Le directeur pourrait même se faire taper sur les doigts pour avoir vu augmenter ses coûts d'entretien.

Par Didier - Publié dans : Economie - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT - Recommander
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Dimanche 24 janvier 2010 7 24 /01 /2010 16:35

Cela fait un moment que je vois écrit partout que la Réserve fédérale américaine "monétiserait" la dette américaine, supposément en injectant des tonnes de billets dans l'économie américaine via la planche à billets. Ceci serait le prélude à une hyperinflation généralisée.

J'ai déjà écrit ici que la déconnexion entre la masse monétaire et les prix est très largement constatée, soit que cet argent est immobilisé en bourse et dans le capital des entreprises, soit que les riches le conservent sur leurs comptes, et ne vient jamais alimenter les marchés basiques que nous formons avec nos commerçants.
Par ailleurs, c'est bien parce qu'il y a pénurie de crédit, et que les prix sont trop hauts par rapport au pouvoir d'achat que les particuliers ressentent les effets de la crise financière. C'est plutôt la déflation qui nous attendait, et on a pu observer en effet de nombreuses baisses de prix dernièrement.

Reprenons ici ce que nous écrivions :

LaRouche écrit : « Tout le système économique se désintègre, avec ce genre de complications. Et on a, d’une part, un phénomène d’hyperinflation conduit par les produits financiers dérivés, et de l’autre, un processus déflationniste, en conséquence d’une chute de la production, les gens étant prêts à vendre à n’importe quel prix pour échapper aux dettes ; et les deux phénomènes sont simultanés. »

La réalité est plus simple : les mécanismes que dévoile LaRouche n’existent pas. Il n’y a pas de phénomène mécaniquement inflationniste lié aux produits financiers dérivés. Pas plus que de processus déflationniste lié à la chute de la production. Seule la quantité de monnaie en circulation et les prix s’ajustent l’un à l’autre, et encore pas de manière systématique. Si cela était automatique et rapide, ni l’inflation ni la déflation ne seraient d'ailleurs des problèmes économiques.

Les marchés financiers n'ont jamais été inflationnistes parce que la sphère boursière et la sphère économique sont étanches.
L’argent investi en Bourse lors des introductions et lors des augmentations de capital disparaît définitivement de la sphère marchande et ne peut plus servir aux transactions. Si les produits dérivés sont nombreux et introduits à des prix très élevés, la monnaie disparaît de la sphère marchande à proportion, ce qui ne peut être que d’ordre déflationniste. Lorsque on parle du marché d’occasion, tout ce qu’achète une personne est vendu par une autre. Quelle que soit la cotation, aucun argent n’entre ni ne sort de la sphère marchande.


Pas plus que les produits dérivés les mécanismes de soutien aux banques opérés par les banques centrales et les Etats ne sont inflationnistes.
Le plan Paulson américain et les plans européens pour le secteur bancaire fin 2008 prévoyaient des prises de participation temporaires (des prêts) de l'Etat dans le capital des banques, afin de rétablir le niveau des réserves à un niveau jugé "acceptable" (même si un niveau acceptable est une pétition de principe). Les banques centrales font la même chose sur les comptes de réserve au jour le jour. C'est cela que l'on nomme "injections de liquidités".
L’injection de liquidités n’est pas la pratique de la planche à billets. Elle ne peut pas générer d’"hyperinflation" puisque ces prêts ne sortent jamais des circuits financiers.

La monétisation c'est encore autre chose. C'est en théorie l'introduction de nouveaux moyens de paiement dans l'économie. Ce qui - effectivement - devrait tendre à accroître la masse monétaire.
On s'attend donc à ce que ces nouveaux moyens de paiement 1) augmentent la masse monétaire 2) permettent de rembourser la dette.

Voici les mécanismes de monétisation dont il est question : en 2009, la Fed a racheté 80 % des bons du Trésor US, ainsi que des milliers de millards de dollars en actions et obligations.
C'est tout simplement le principe inverse de la Bourse. La Bourse capture la masse monétaire désormais inutilisable pour les transactions marchandes. Le rachat d'actions permet de remettre cet argent en circulation. Ceci permet en effet de pallier en partie la pénurie de crédits (et certainement pas à l'hyperinflation dans le contexte).
Evidemment, cela fonctionne très mal. La Fed rachète souvent les actifs dits "pourris", c'est-à-dire ceux qui ne rapportent plus rien, au prix fort. Et les détenteurs de ces actifs se dépêchent de réinvestir l'argent reçu dans de nouveaux produits jugés plus rémunérateurs.

Mais quel est le rapport avec le remboursement de la dette de l'Etat US ?
Il n'y en a pas. La monétisation est le contraire de l'opération de titrisation. La titrisation consiste à émettre des bons du Trésor, des obligations d'Etat dans le cadre d'un emprunt. La somme reçue contre ces obligations permet donc à l'Etat de se financer.
La titrisation crée de l'argent supplémentaire contre une dette. Mais l'opération inverse de monétisation est une simple substitution des titres par des liquidités. Elle est réalisée par la banque fédérale et non par l'Etat.
Par la titrisation, l'Etat s'endette, mais la monétisation ne l'aide pas à rembourser.

Bref, on ne sait toujours pas ce que c'est que la supposée "monétisation de la dette".

Le seul artifice qui permette de rembourser une dette sans s'endetter encore, c'est l'inflation. Vous savez, l'hyperinflation. Ce truc qui fait si peur à LaRouche et ses amis. Demandez-vous pourquoi.

Par Didier - Publié dans : Economie - Communauté : Communauté de l'opposition - Recommander
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