Les propos ci-dessous sont en cours de vérification. Un certain nombre de sites reprennent ces propos dans des contextes différents. Les propos dénoncés
pourraient être issus d'un livre antérieur de M Attali "Une brève histoire de l'avenir", d'un livre collectif coordonné par Michel Salomon où Attali écrit intitulé "L'avenir de la vie". Parfois
on a l'impression d'un mélange de citations. Nous rejetons en revanche les commentaires parlant de "ne pas confondre le narrateur et l'auteur", les propos concernés faisant largement état d'une
opinion.
Pour du Jacques Attali garanti authentique, vous pouvez vous rendre sur son blog. Il est très bien présenté, même si les propos récents (sur la mission qui l'occupe, à savoir "libérer la
croissance") y sont largement aussi déplorables que ceux tenus ci-dessous.
Voici une citation extraite du livre "L'Homme nomade", écrit par Jacques Attali en 2003 :
« Dès qu'il dépasse 60/65 ans, l'homme vit plus longtemps qu'il ne produit et il coûte alors cher à la société ; il est bien préférable que la machine humaine s'arrête brutalement, plutôt
qu'elle ne se détériore progressivement."
"On pourrait accepter l'idée d'allongement de l'espérance de vie à condition de rendre les vieux solvables et de créer ainsi
un marché."
"Je crois que dans la logique même du système industriel dans lequel nous nous trouvons, l'allongement de la durée de la vie
n'est plus un objectif souhaité par la logique du pouvoir."
"L'euthanasie sera un des instruments essentiels de nos sociétés futures dans tous les cas de figure. Dans une logique
socialiste, pour commencer, le problème se pose comme suit : la logique socialiste c'est la liberté, et la liberté fondamentale c'est le suicide ; en conséquence, le droit au suicide direct ou
indirect est donc une valeur absolue dans ce type de société."
"L'euthanasie deviendra un instrument essentiel de gouvernement."
Jacques Attali, né le 1er novembre 1943, se sent-il des velléités de se suicider aujourd"hui même ?
Tout d'abord, d'où M. Attali tient-il ce singulier raccourci : "la logique socialiste c'est la liberté." ?
Ensuite notons qu'il avance deux idées contradictoires : d'abord il prétend que c'est la logique du système industriel qui doit amener la suppression des vieux, ensuite il prétend qu'il s'agit d'un
suicide librement consenti.
Enfin, si Jacques Attali prétend que ses idées sont "socialistes", on les retrouve à l'identique chez les penseurs anarcho-capitalistes. Derrière les étiquettes, toujours regarder les véritables
idées qui sont avancées. Il est vrai que Gustave de Molinari, un des pères fondateurs de l'anarcho-capitalisme, pensait être un homme de gauche. Toutefois, il n'a jamais caché son antipathie pour
le socialisme, tel qu'il existait à son époque.
Voilà donc que le socialisme se retrouve être un système dans lequel la vie d'un homme doit s'arrêter s'il est incapable de consommer sans être solvable.
Réfléchissez bien avant de voter socialiste...
John Hicks disait vers la fin de sa vie que la seule économie possible est l'histoire. Bernard Maris le cite souvent et en profite pour égratigner souvent les
pseudo-experts. On lit même parfois chez certains économistes universitaires que l'économie universitaire - c'est-à-dire eux-mêmes - ne fait plus aucune découverte, voire que la théorie
économique en général - et particulièrement dans les journaux - ne vaut rien, qu'elle est un vecteur de type théologique de la domination.
C'est en réalité une excuse pour ne rien produire et théoriser sa propre absence de production. Pluôt que de dire que la seule économie possible est l'histoire, il faut démontrer en quoi le
discours économique - en général et dans son contexte historique - est faux. Si on ne fait que des descriptions, cela signifie qu'on n'est pas capable d'esprit critique. Si on ajoute que la
théorie économique ne vaut rien, cela veut dire qu'on le sait, mais qu'on n'est pas capable ou dans le désir de dire pourquoi.
Alors Maris ne va-t-il pas plus loin parce qu'il est payé cher à débiter des âneries keynesiennes à Paris 8 et sur France inter ? Ou Maris ne va-t-il pas plus loin parce qu'il soupçonne
effectivement qu'il dit des âneries, sans être capable de trouver où ça cloche ?
Il faut dire que l'économie monétaire n'est pas précisément un voile sur les échanges, mais plutôt le voile de Maya qui cache totalement l'essence des choses.
Une question importante à aborder est celle de la génèse de l'égrégore capitaliste.
Max Weber citera le 17ème siècle anglais, avec la privatisation des champs collectifs, les premières grandes entreprises industrielles et le salariat des villes.
Du point de vue des origines financières du capitalisme, on trouve aussi un certain nombre de textes qui font référence aux cartels des banquiers qui se seraient associés afin de mettre le monde
sous leur coupe. Leur méthode est la suivante : créer de l'argent à partir de rien, le distribuer à un certain nombre de personnes qui défendront le système créé parce que la hiérarchie engendrée
leur est favorable, le faire reconnaître comme la seule vraie richesse et le seul vecteur de l'échange, et prendre possession des vraies richesses avec cet argent.
D'un autre côté, il faut mettre en place un système d'économie marchande qui accepte les principes financiers pré-cités, et s'y imbrique de telle manière qu'on les croie indissociables.
En général ces textes font remonter cette cabale à la création de la secte des illuminatis en Allemagne à la fin du 17ème siècle. Ils marquent parfois d'une pierre noire la création de la Réserve
fédérale américaine, outil de leur pouvoir. Pour actualiser, on peut considérer que FMI, Banque mondiale, OMC participeraient d'un plan général.
Théorie du complot ou pas, c'est exactement comme ça que cela se passe.
Il manque cependant un pan de la réflexion : une bonne part des principes du capitalisme financier - accumulation du capital, comptabilité, identification de la richesse à la possession de totems
(l'or, avant la monnaie), usure, endettement des Etats - sont largement antérieurs à cette époque.
Tous ces éléments n'étaient pas toujours réunis - la chrétienté avant le Moyen-Age et l'Islam encore aujourd'hui refusent l'usure. On ne connaît pas semble-t-il de puissances publiques endettées
avant les Empires romains d'Orient et d'Occident (s'il y a des spécialistes qu'ils se fassent connaître). En revanche, l'accumulation du capital et la totémisation de matériaux précieux semble
remonter à la Préhistoire.
C'est sans doute la nature de ce monde qui est en cause. Habité par des êtres désireux d'avoir un pouvoir sur leurs congénères, ceux-ci n'ont eu de cesse de créer des principes qui leur
permettaient d'avoir l'ascendant puis de légitimer celui-ci.