Parmi les nombreux auteurs alternatifs en économie, voici Rudo de Ruijter, dont le texte intitulé "Secrets d'argent, intérêts et inflation"
a été publié sur le site du LEAP.
Il mérite la lecture, mais je dois signaler des profonds désaccords, comme avec la plupart des écrits économiques du LEAP d'ailleurs. Comme toujours, ce sont des points de vue ayant trait soit
aux rapports entre la monnaie et la valeur, via la considération apportée aux étalons ou au phénomène inflationniste, soit à une causalité mécanique des évolutions des marchés.
De Ruitjer et moi sommes en désaccord sur l'ontologie de l'inflation.
http://www.europe2020.org/spip.php?article499&lang=fr
Extraits :
1. Création de l’argent
[...]
L’argent est créé par les banques commerciales
Les banques commerciales créent continuellement de l’argent pour des prêts. Elles créent cet argent tout simplement par l’inscription de
chiffres dans les comptes bancaires des emprunteurs, qui peuvent ensuite dépenser ces montants, comme si c’étaient des billets de banque. Aujourd’hui la grande majorité de l’argent existe
seulement sous forme de nombres dans des comptes bancaires. Par la loi, ces nombres ont la même valeur que des billets de banque et des pièces de monnaie.
[Economie et Archimagie : L'auteur ne se trompe pas en disant qu'un crédit est une création monétaire. Mais c'est pour déraper aussitôt.]
Chaque banque commerciale est autorisée à créer de l’argent nouveau de cette manière. Dans les coulisses, commence alors les jongleries lucratives avec l’argent des autres. C’est que,
en inscrivant des chiffres dans des comptes, ces montants sont comparables à des chèques sans provision. La banque elle-même n’a pas d’argent. Quand l’emprunteur dépense le montant inscrit en
faisant un chèque ou un ordre de paiement, la banque utilisera l’argent des ses autres clients pour régler la dépense de l’emprunteur. Invisiblement, cet argent est pris dans leurs comtes de
dépôts et d’épargne. Vous ne vous en rendrez pas compte. Les montants sur vos comptes restent inchangés.
[Economie et Archimagie : En quoi la banque utilise-t-elle l'argent de ses autres clients pour régler la dépense de l'emprunteur puisque c'est une création ? Les montants sur les comptes sont
inchangés parce qu'ils ne bougent pas, point.]
Et lorsqu’arrive le moment où vous voulez disposer de nouveau de votre argent, il y aura bien eu un autre emprunteur qui aura juste remboursé son emprunt à la banque. Ainsi vous ne vous
apercevrez de rien. Par expérience, les banques savent que les clients ne retirent qu’assez peu d’argent de leurs comptes de dépôts et d’épargne, avant que d’autres versements arrivent sur ces
comptes. Une petite réserve suffit pour faire face à leurs besoins courants. Dans beaucoup de pays la loi stipule le minimum des réserves que les banques doivent maintenir. C’est souvent quelque
chose comme 10 pour cent. La plupart du temps ces réserves obligatoires sont alors maintenues à la banque centrale du pays.
[Economie et Archimagie : L'auteur mélange les mouvements de monnaie comptable et de monnaie papier. Les réserves obligatoires sont des
réserves en monnaie papier, pour faire face aux retraits de cette sorte.]
Comme les banques utilisent l’argent des autres pour régler les dépenses faites avec l’argent nouvellement créé, elles ne peuvent pas en créer de façon illimitée.
[Economie et Archimagie : Si elles peuvent. Et l'auteur le dira plus loin.]
[...]
Le manège des prêts
Les emprunts ont un effet caché. Quand l’emprunteur dépense l’argent, la personne qui le reçoit le déposera à sa banque. Cette banque,
grâce à ce dépôt, peut émettre de nouveaux prêts. Ces prêts aussi, seront dépensés et deviendront des dépôts dans une banque suivante. Et ainsi de suite. Bien entendu, à chaque nouvelle ronde une
banque encaisse des intérêts. C’est un vaste manège de création d’argent, qui gonfle la masse totale dans le pays.
[...]
Donc, l’effet du manège c’est que l’ensemble des banques créent toujours plus de prêts et encaissent plus d’intérêt tout le temps. Cela gonfle la masse d’argent de nombreuses fois. Mais, quand on
y réfléchit, est-ce que nous, ou les banquiers, en deviennent plus riches ?
Les banques ont beau créer plus d’argent, mais elles ne créent pas magiquement plus de marchandises à acheter. Quand les gens ont davantage d’argent, mais qu’il y a toujours autant de choses à
acheter, c’est tout simplement les prix qui augmenteront. Chaque unité monétaire perd alors un peu de sa valeur. Cela s’appelle l’inflation.
[Economie et Archimagie: beaucoup d'économistes - libéraux comme alternatifs - croient dur comme fer au principe d'inflation automatique. Cela permet de faire comme si la masse monétaire
s'ajustait systématiquement à une supposée valeur "objective" des transactions réalisées, et au-delà de la production intérieure brute, puisqu'un libéral considère que tout ce qui est mis en
vente est vendu.
La réalité est que 1) la production, pas plus que la transaction, n'a de valeur intrinsèque. 2) L'inflation automatique n'existe pas. 3) La réalité est l'abondance des biens et la pénurie
monétaire.
A) Le banquier n'utilise pas l'argent qu'il y a dans les coffres de son entreprise pour sa consommation personnelle. Une énorme part de l'argent circulant est investi en Bourse ou réside dans les
actifs des entreprises. De l'argent qui est immédiatement utilisable pour la consommation, une grande partie reste dans le bas de laine des plus nantis, sans que le vendeur en ait connaissance.
Enfin, l'argent est notoirement si mal réparti que pour la plupart des gens, les besoins ou les souhaits de consommation sont infiniment supérieurs à ce qu'ils sont en mesure d'acheter.
B) Pour la plupart des biens mis en vente, l'offre est infiniment plus abondante que la demande. Les stocks d'invendus sont gigantesques, et d'après le mécanisme de l'offre et de la demande, les
prix devraient baisser.]
La concurrence assure l’inflation
La plupart des pays n’ont qu’une devise officielle, mais de multiples banques commerciales qui émettent l’argent. Et, bien que les banques
ensemble ne deviennent pas vraiment plus riches du gonflement de la masse d’argent, elles la gonflent quand-même. La seule raison pour cela est la concurrence entre elles. Lorsqu’on parle de
concurrence entre entreprises, on dit généralement que c’est sain. Mais chez les banques, la compétition veut dire prêter le plus possible et donc un maximum d’inflation.
Pour chaque banque la concurrence est simplement une lutte pour encaisser davantage d’intérêts et pour augmenter sa part de marché et ses
profits. La banque avec les meilleurs résultats se développera plus vite que les autres et, à la longue, pourra dévorer ses concurrents.
[Economie et Archimagie : du point de vue du sage, l'argent n'est pas la richesse. Mais du point de vue de l'économiste, qui sait qu'il n'y a pas de phénomène tel que l'inflation
automatique, celui qui a l'argent a le pouvoir d'achat. Et les banques en ont beaucoup. Celle qui a le plus de clients est potentiellement la plus riche. Et ça n'a pas de rapport avec
l'inflation.]
[...]
Un effet des emprunts que tous les emprunteurs ne connaissent que trop bien, c’est que la somme principale doit être remboursée avec des
intérêts. Un entrepreneur qui emprunte de l’argent pour des investissements devra produire un revenu supplémentaire pour payer ces intérêts. Les prêts pour les investissements ne
sont pas seulement une vache à lait pour les banquiers. Ils peuvent aussi aider à générer plus d’activité économique. Le rôle utile des banques pour la société serait donc, qu’elles mettent à
disposition des prêts pour des investissements.
Par contre, les prêts pour des articles de consommation, ne contribuent normalement pas à plus de consommation. Il est vrai,
que grâce au crédit, l’achat d’un article se fait plus tôt. Cependant, cet avantage est anéanti par une plus longue période de pouvoir d’achat réduit, car le consommateur doit non seulement
gagner l’argent de son achat, mais aussi l’argent pour les intérêts. Il achètera donc moins de produits de consommation avec son salaire. Et des intérêts qu’il paye à sa banque, il n’y a qu’une
partie qui finit comme salaire des employés de la banque, et il n’y a qu’une partie de ces salaires qui sera utilisée pour acheter des produits de consommation. Donc, les prêts pour des produits
de consommation mènent plutôt à une diminution des achats de de ces produits.
[Economie et Archimagie : ici nous voyons que l'auteur, bien qu'il sache que l'argent est produit par les banques, conserve une croyance contradictoire: que le producteur est en mesure de
produire un revenu. C'est ce qui permet à des génies comme Michel Godet de parler de bonne et mauvaise dette (pour investir, pour consommer).
Formellement et à schéma de consommation identique, il est exact que celui qui a recours au crédit à la consommation finit par consommer moins. Mais il est probable que le crédit entraîne des
effets psychologiques tendant à modifier le schéma de consommation de l'individu.
En revanche, en quoi le prêt pour investissement est-il utile à la société ? Un entrepreneur endetté doit augmenter son chiffre d'affaires pour rembourser. Et il le fait toujours en entamant le
budget de consommation de ses clients, c'est-à-dire le chiffre d'affaires d'autres entrepreneurs.]
[...]
2. Inflation permanente
L’inflation des prix signifie que l’argent que nous détenons perd de la valeur. Cette inflation peut fluctuer énormément au cours du
temps. Il y a beaucoup de théories économiques, qui offrent des explications sur les causes. Cependant, ces théories expliquent plutôt des augmentations et des baisses des prix parmi des produits
et des services. Ils n’expliquent pas pourquoi les hausses de prix sont permanentes. L’inflation de prix permanente a une cause différente. Nous ferons un tour rapide à travers quelques causes
d’inflation.
[...]
Théorie de l’inflation par les coûts
La théorie de l’inflation par les coûts dit, que l’augmentation des coûts est responsable de l’inflation des prix, comme l’augmentation
des coûts de salaires, des matières premières importées ou des taxes sur la consommation.
[Economie et Archimagie: tous les prix finissent dans la poche de quelqu'un, qu'il s'agisse de celui des matières premières ou
des produits finis. Il s'agit d'une course à l'échalotte: les prix augmentent parce que les prix augmentent. Ce qui est une tautologie, à peine une théorie.]
Théorie de l’inflation par la demande
La théorie de l’inflation par la demande dit, que l’inflation des prix apparaît quand la demande excède l’offre. L’augmentation de la
demande peut être causée par des activités d’ exportation, par des réductions d’impôts ou par l’accroissement de la masse monétaire. Des fluctuations dans la demande peuvent aussi se produire,
quand les consommateurs économisent plus d’argent et, quelques temps après, commencent de nouveau à le dépenser.
[Economie et Archimagie: ce qu'il est important de souligner, c'est que ces théories sont contradictoires ! Elles sont en
général partiellement valables, mais trop simplifiées pour approcher la réalité. De ce fait, il n'est pas possible de faire des prédictions statistiquement valables sur l'évolution des prix. Nous
avons nous-mêmes listé des causes "officielles" d'inflation sur ce blog :
http://www.ecotheurgie.com/article-1995226.html ]
Augmentation de la masse d’argent
Si l’inflation par la demande et l’inflation par les coûts survenaient sans expansion de la masse d’argent, quelques prix monteraient et
d’autres baisseraient. Toutefois, nous voyons plutôt des prix qui montent plus vite que d’autres, mais rarement des prix qui baissent. C’est parce que, au cours du temps, la masse d’argent
s’accroît par toujours plus de prêts en cours. Cela s’appelle l’inflation monétaire.
Bien entendu cela affecte les prix dans les transactions, toutefois, jamais de manière égale. Pratiquement, quand la masse d’argent
augmente, l’argent supplémentaire crée des possibilités pour des augmentation de prix dans chaque transaction consécutive. Nous pouvons présumer, que, quand d’autres facteurs inflationnistes sont
au travail quelque part, par exemple une grande demande, l’argent supplémentaire y cause un supplément d’augmentation des prix.
L’inflation monétaire est la cause de la montée des prix permanente, que nous observons au fil du temps. C’est la seule
inflation qui compte au fil des années et des décennies.
[Economie et Archimagie : AJ Holbecq nous signalait une cause bien plus sûre d'inflation, l'inflation par les intérêts. Devant faire face à des remboursements majorés d'intérêts, les commerçants
s'y emploient en augmentant leurs prix. Pour le reste, il y a aussi le phénomène psychologique simple : le vendeur veut mieux gagner sa vie que son voisin, aussi il augmente ses prix en espérant
que les autres ne feront pas de même. Mais ils font de même.
Puisque de toute manière, pour l'auteur, l'inflation ne fait que corriger un déséquilibre de la masse monétaire avec la valeur "objective" des transactions, on peut se demander pourquoi elle
semble le terrifier autant.
Voilà ce que nous pensons des conséquences réelles de l'inflation :
http://www.ecotheurgie.com/article-1995212.html]
3. Les banques centrales ont besoin d’inflation
Par une augmentation du taux d’intérêt, les prix baisseront, ou au moins monteront moins vite. Par une dimunition du taux d’intérêt les
prix monteront plus vite.
Une manière pour l’expliquer est que, quand le taux d’intérêt monte, les gens emprunteront moins. Et lorsque moins de prêts
finis sont remplacés par de nouveaux prêts, il y aura moins d’argent dans le pays. Avec le temps, vous pouvez acheter davantage avec chaque unité monétaire. Les prix baissent.
[Economie et Archimagie: je pense le contraire. Lorsque les intérêts augmentent les emprunteurs augmentent leurs prix. Il n'y a pas plus de déflation automatique que d'inflation
automatique.]
Quand l’économie ne peut absorber plus d’inflation et que l’argent ne se propage pas de façon suffisamment équilibrée, des bulles se
produisent. A ce moment-là, des masses d’argent de plus en plus grandes circulent, par exemple, sur le marché boursier ou sur le marché immobilier, où l’argent est gagné en faisant monter les
prix. Les entreprises aussi sont de plus en plus souvent achetées et vendues comme si elles étaient les jouets financiers.
[Economie et Archimagie: puisque l'inflation est définie comme une adaptation de la masse monétaire à la valeur "objective" des
biens vendus, que signifie une économie qui ne peut "absorber plus d'inflation" ? Et quel est le rapport avec les bulles, qui sont à l'opposé de l'inflation monétaire automatique ?
La raison basique pour laquelle les banques ne luttent pas contre l'inflation et font tout pour la soutenir est que tout ce qui entraîne des hausses de prix est favorable aux hausses de crédits
et donc de la rémunération des banques sous forme d'intérêts :
http://www.ecotheurgie.com/article-2010618.html ]
Inflation : obliger la population à payer pour l’usage de l’argent
Grâce à l’inflation, l’emprunteur a l’avantage que les mensualités qu’il doit à sa banque représentent moins de valeur au
fur et à mesure que le temps passe. [...]
si l’emprunteur doit payer 6 pour cent d’intérêt (sur la somme principale) et profite d’une inflation de 2 pour cent (sur la somme principale), son avantage égale 2/6 des intérêts.
[Economie et Archimagie: L'inflation, comme n'importe quelle fraction de prix, se partage entre profits et salaires. Elle corrige à la marge la répartition du prix total. Les mensualités sont
plus faciles à rembourser lorsque l'inflation correspond à une augmentation des revenus de l'emprunteur, et ce n'est pas spontanément le cas comme les chiffres donnés le laissent naïvement
penser.]
Les utilisateurs de l’argent perdent une valeur égale par l’inflation. Les banques ne perdent pas. Elles ont prévu l’inflation et ont compté un peu plus d’intérêt à
l’avance.
Comme montré ci-dessus, l’inflation est un intérêt que les utilisateurs d’argent doivent payer. En
plus, l’inflation pousse la population à travailler plus dur et à concurrencer pour obtenir un peu de l’argent supplémentaire mis en circulation et de compenser la perte de valeur de l’argent
qu’ils détiennent.
[Economie et Archimagie : comme dit précédemment, si l'inflation monétaire est un régulateur automatique (qu'elle n'est pas), elle ne pousse personne à rien. Et comme toute inflation,
c'est une fraction de prix, qui se répartit entre profit et salaires, avec une résultante nulle.
En d’autres mots, l’effet de la politique d’inflation des banques centrales c’est qu’une partie des paiements des intérêts est déplacée de
l’emprunteur vers les autres utilisateurs. De cette façon, les autres utilisateurs payent des intérêts pour l’usage de l’argent !
[Economie et Archimagie : l'inflation entraîne toujours des effets en cascade sur les prix, même si on se limite
à l'inflation "monétaire", chère à l'auteur. Les intérêts se répercutent sur les prix suivants, comme tous les prix. Comme en plus de cela, nous ne croyons pas que cela résulte d'une "politique
d'inflation", cela ne mérite pas forcément qu'on s'y attarde.]
[...]
Les Etats-Unis paient la moitié de leurs importations avec des dollars pour lesquels ils ne délivrent rien en retour. Ces dollars demeurent indéfiniment à l’étranger et forment la dette
extérieure des Etats-Unis. De cette façon les États-Unis importent à chaque minute pour 1,25 million de dollars de marchandises et de services « gratuitement » (ou, pour ceux qui ont
encore l’espoir de recevoir quelque chose en retour un jour, « à crédit »). Les sommes sont simplement rajoutées à la dette extérieure. Cette dette est si élevée maintenant, que les
États-Unis ne peuvent plus la rembourser. Donc les États-Unis sont en faillite.
[Economie et Archimagie : notons que par "Etats-Unis" l'auteur n'entend pas le gouvernement fédéral, mais la masse de consommateurs
états-uniens. Il suffit pour pouvoir rembourser une dette de disposer de l'argent qu'on nous demande. Et donc à la Réserve fédérale d'octroyer les crédits nécessaires, c'est-à-dire, d'une
certaine manière, de racheter les crédits des américains.
Le mécanisme du crédit fait que quoi qu'il arrive, il faut un autre crédit pour en rembourser les intérêts. Le "niveau" de la dette n'a rien à voir là-dedans.]
[...]
5. La guerre contre l’Irak
La politique de la plupart des banques centrales se fonde sur la croissance permanente de la masse monétaire. En Europe de l’ouest et en
Amérique du Nord cette croissance de l’argent accompagnait la croissance de l’économie et la croissance de la population. Entretemps le monde a beaucoup changé. L’expansion explosive de la
population et l’expansion de l’activité économique ont énormément augmenté la pression sur l’environnement. Les régions fertiles ont été envahies par les humains. Les forêts sont changées en
terre agricole et en villes. De nombreuses espèces ont été exterminées. La majeure partie des poissons des océans et des mers a été pillée. Par la croissance rapide de la population mondiale, la
pollution des sols, de l’eau et de l’air augmente toujours. Dans de nombreux endroits il y a pénurie de nourriture et d’eau potable. Le climat change. Les prévisions indiquent qu’avec les
tendances actuelles la population mondiale continuera à se développer rapidement et même doublera encore. Les lignes du graphique ont été tracées comme si c’était possible…
[Economie et Archimagie : la croissance de la masse monétaire est une pure abstraction et n'a aucune conséquence d'aucune sorte sur
l'environnement. C'est la "croissance" (inchiffrable) des activités humaines nocives qui en a.]